Pour l’administration, louer un meublé de tourisme, c’est exercer une activité commerciale — même à titre non professionnel.
Les revenus d’une location meublée, qu’elle passe par Airbnb, une autre plateforme ou une réservation en direct, sont imposés dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC). La plupart des propriétaires relèvent du statut de loueur en meublé non professionnel, le fameux LMNP. Dans cette logique, on ne taxe pas vos recettes brutes, mais votre bénéfice : ce qui reste une fois retirées les dépenses nécessaires à l’activité.
Le ménage entre deux séjours coche toutes les cases d’une dépense d’entretien courant. Il est engagé dans l’intérêt direct de l’exploitation : sans remise en état, pas de check-in suivant, pas de note correcte, pas de réservation future. Il est récurrent, lié au bien, et ne profite pas à votre vie personnelle. À ce titre, au régime réel, il peut figurer parmi vos charges déductibles, aux côtés de la gestion du linge, des consommables ou des frais de plateforme — sous réserve d’être correctement justifié.
Encore faut-il être au bon régime. C’est tout l’enjeu de la distinction entre micro-BIC et régime réel, qui décide si cette dépense compte ou non en tant que telle.